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Apprentissage

Tout ce que mous apprenons, même si c'est difficile devient ensuite une seconde nature. Notre capacité d'apprendre des choses nouvelles au point de les rendre familières dépend de la mémoire. Dès le plis jeune âge, nous apprenons à marcher et à parler. On ne cesse d'acquérir tout au long de notre vie une infinités d'informations et de connaissances, de maitriser de nouvelles possibilités mentales ou physiques, abstraites ou pratiques (faire des maths, de la philosophie, tricoter ou conduire une voiture).

Quant un enfant apprend à marcher, c'est difficile, chaque mouvement nécessite un effort de concentration mais nous nous n'en souvenons pas. La marche est devenue si naturelle que nous n'y pensons plus. Il en va de même avec tout ce que nous apprenons au cours de notre vie.

Mais notre apprentissage commence avant notre naissance, dans le ventre de notre mère. Les nourrissons se souviennent des sons entendus et les réentendre produit un effet apaisant. Au fil des années, nous apprenons à établir des liens entre des idées, des paroles ou des actions et les résultats qui peuvent en découler. Mieux encore nous emmagasinons dans notre mémoire ces rapports de cause à effet pour pouvoir en tirer parti. Tout cela prend sa source dans les milliards d'interconnexions qui se développent entre les circuits nerveux de nos fonctions cérébrales.

Dès sa naissance, un nourrisson est équipé de tout ce qui est nécessaire pour produire des sons articulés. Il a en outre, par son héritage génétique, les bases comportementales qui prédisposent à l'acquisition du langage. Le bébé s'imprègne du dialogue verbal instauré par ses parents, qui lui parlent, commentent son comportement. Puis vers 3 à 4 mois, le bébé se sert de vocalisations spontanées nommées "babillage" commun à tout enfant. A 9 mois, le babillage fait suite à un mode plus structuré avec l'apparition de voyelles, puis de consonnes. A 1 an, il commence à prononcer délibérément certains mots simples qu'il apprend par imitation répétitive de ses parents en les associant, à des personnes ou à des situations simples. A 2 ans, il dispose d'un vocabulaire d'une centaine de mots dont il connaît à peu près le sens. A 3 ans, il sait composer des phrases simples avec des adjectifs, il commence à faire la différence entre passé, présent et avenir. A 4 ans, l'enfant peut déjà choisir la forme d'une pièce qui correspond au trou envisagé et la placer du premier coup.  Ainsi au fil des années, nos capacités cérébrales tendent  vers une intellectualisation croissante et nous passons de l'univers physique de l'enfant à une conception plus mentale de l'adulte. Vers 7 ans, l'enfant commence à utiliser des mots et à manipuler des des objets mentalement, en jouant davantage sur l'expérimentation. Chez un enfant de 12, 13 ans, le cerveau a presque atteint son plein développement. On entre dans une nouvelle phase d'apprentissage ou interviennent davantage l'abstraction, l'observation, la déduction.

Apprendre, comprendre, parler sont sous la dépendance de plusieurs zones du cortex cérébral. Pour le mot "livre", la forme de l'objet se conceptualise dans une aire bien délimitée du cortex, ses couleurs dans une autre, la notion de livre en tant que source d'information et la façon de le compulser dans des zones différentes.

Quand nous réfléchissons, nous mettons nos capacités cérébrales à rude épreuve, mais fait progresser notre intelligence. Si les spécialistes ne sont pas tous d'accord sur le développement de l'intelligence, tous admettent que les deux cotés du cerveau sont symétriques, l'un étant l'image inversée de l'autre. Le corps calleux est cette "passerelle" entre les deux hémisphères cérébraux, assurant la transmission de l'information de l'un à l'autre. Mais il existe des différences de fonctionnement entre les deux hémisphères. Le coté gauche serait dominant dans l'expression orale et écrites et dans les processus mentaux d'analyse, raisonnement logique et déduction qui vont du jeu d'échec à la conception de programmes informatiques et des projets scientifiques et techniques complexes. L'hémisphère droit est complémentaire de l'autre jouant un rôle prépondérant dans la compréhension des formes et des symboles dans la créativité, les dons artistiques et musicaux, l'imagination et la formation des idées. Mais aucun hémisphère n'est dominant, c'est uniquement une question de tendance et d'accentuation.