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Les pathologies mentales Les maladies dites mentales ont des conséquences toutes aussi graves que peuvent avoir les maladies ou les blessures dites conventionnelles. Le grand problème, c'est que les maladies mentales ont un inconvénient de poids. Elles ne se voient pas au premier abord. Si vous avez un bras cassé, une fracture, voire un cancer, tout cela se diagnostique. Il en résulte des prises en charges, une considération que parfois l'on ne retrouve pas dans les maladies mentales. Effectivement, cela se voit, et ce qui se voit ne souffre d'aucune discussion. Dans le cas des pathologies mentales, il est beaucoup plus délicat, non seulement de les diagnostiquer, voire tout simplement de trouver quelqu'un à qui en parler. Mais en parler et être cru, c'est encore un pas à franchir. Il est clair que lorsque quelqu'un se suicide, là non plus il n'y a plus d'objection possible, preuve en est, un corps sans vie. Là aussi, les gens qui étaient au courant des problèmes de la personne se trouvent fautives, n'ayant pas pris réellement en considération le réelle traumatisme de cette personne. C'est dommage et c'est trop tard. En l'occurrence, si toutes personnes souffrant de pathologie mentale doit en arriver à l'acte ultime pour être cru, le problème devient cornélien. Car la première chose que doit convaincre une personne, c'est son entourage directe, personnel et professionnel. Si vous vous cassez une jambe, on vous plaindra et ou vous blâmera en disant que vous prenez trop de risque, en gros vous êtres un combattant qui pousse ses possibilités au maximum, pour se dépasser. Par contre, si vous avez une cassure mentale, la première chose à laquelle on pense, c'est Faiblesse, fragilité, plus dans le coup, dépassé...ce qui ne va pas arranger les choses, car en plus de votre mal être présent va se rajouter les remarques disgracieuses. On connaît le principe, une personne à terre est encore plus rapide à envoyer sous terre. Les maladies mentales peuvent prendre bien des formes, vous en souffrez peut être actuellement sans être suivi, il suffit de penser aux phobies. Que l'on se rassure, je ne vais pas passer en revue, tout le spectre des maladies mentales, c'est un travail énorme qui sont affaires de spécialistes mais on peut en faire un rappel de ce que l'on entend régulièrement. Phobie: Peur irraisonnée et obsédante relative à certains objets ou à certaines situations comme l'Agoraphobie (peur des espaces libres) ou Claustrophobie (peur des espaces clos), aux contacts humains et aux animaux (araignées, souris, etc.). Tout le comportement du malade consiste à conjurer l'angoisse en évitant l'objet phobique, comme le chiffre 13. Avez vous un jour remarqué qu'il n'existe en Formule 1 aucun bolide ne portant le numéro 13. On passe de 12 à 14. Peux t'on considérer les pilotes qui conduisent des véhicules à plus de 300 kilomètres heure comme fragiles? Peux t'on parler là de phobie ou de superstition? Surmenage: fatigue excessive physique ou mentale, intensif et prolongé qui entraîne une fatigue que le sommeil ne parvient pas toujours à réparer totalement. Les "résidus" s'accumulant, il en résulte un état d'épuisement, caractérisé par la perte du dynamisme, l'asthénie (manque ou affaiblissement des forces), l'anxiété et , parfois la confusion mentale. Le Stress a sa propre page. Névrose: Trouble mental qui n'atteint pas les fonctions essentielles de la personnalité et dont le sujet est douloureusement conscient. L'angoisse, l'obsession, les phobies, l'hystérie sont les principales névroses. Le névrosé se sent mal à l'aise, il manque d'assiette dans son rôle social; il est agressif à l'égard d'autrui (ironie) ou contre lui même (suicide). Il y a l'idée de conflit dans un même esprit ou dans une même conscience. Psychose: maladie mentale grave, caractérisée par la perte du contact avec le réel, un conflit dans le lien interhumain, cause de l'inadaptation sociale et de nécessaire hospitalisation. Contrairement au névrosé, conscient de ses difficultés personnelles, le psychotique ignore ses troubles: s'isolant du monde extérieur trop frustrant, il se crée un univers privilégié, qu'il façonne à sa guise et dans lequel il est tout puissant. Il y a plusieurs formes de psychoses: la schizophrénie (état pathologique par une rupture de contact avec le monde ambiant, le retrait de la réalité, une pensée autistique), les psychoses maniaco-dépressives, les délires. L'activité délirante se manifeste dans les attitudes et les conduites par la perte de l'autocritique, les déviations du jugement. Sur la schizophrénie, un homme John Nash développa une théorie révolutionnaire sur "la théorie des jeux et du comportement économique" durant sa période schizophrène. Son génie disparut quand son esprit revint à la normalité. Comme quoi génie et folie vont de pair Conflit: C'est une situation dans laquelle se trouve un individu qui est soumis à des forces de directions opposées et de puissances à peu près égale. En utilisant l'expérimentation, on peut conduire des animaux dans des situations conflictuelles Un rat affamé, attiré par la nourriture située à l'extrémité de la cage qu'il ne peut atteindre qu'après avoir franchi une grille électrisée, se trouve en situation conflictuelle. Quand la situation se révèle insoluble, des troubles névrotiques s'installent. Exemple, vous allez au travail (obligation de gagner votre vie) mais vous savez qu'une situation conflictuelle vous y attend. L'être humain dispose de nombreux mécanismes de défense comme le refoulement ( les sentiments, les souvenirs et les pulsions pénibles ou en désaccord avec la personne sociale sont maintenus hors du champ de conscience). Le conflit n'est pas toujours nocif, il est souvent utile, sinon indispensable à la formation de la personnalité. D'un conflit non résolu chez l'homme naît l'angoisse. Pulsion: force biologique inconsciente, qui agissant de façon permanente suscite une certaine conduite. La source des pulsions est d'origine corporelle, c'est un état d'excitation (la faim, la soif, le besoin sexuel) qui oriente l'organisme vers un objet, grâce auquel la tension sera réduite. La censure mentale joue un grand rôle dans les pulsions et le refoulement qui s'ensuit. Succès: issue heureuse d'une entreprise. Au contraire de l'échec, qui inhibe, le succès libère les forces créatrices et l'énergie de l'individu. Chaque succès est un encouragement et l'on constate que des sujets inadaptés, que le fait de réussir quelque chose entraîne l'abandon des attitudes négatives. Echec: l'échec ne dépend pas du niveau absolu de réalisation d'une action. C'est une notion subjective. On connaît l'échec quand on n'atteint pas le but fixé, lorsque nos espérance sont déçues. En général, les échecs dépriment et la répétition de l'échec peut entrainer des troubles névrotiques. De nombreux individus timides, timorés, irrésolus, résignés les subissent comme une fatalité, se conduisant dans l'existence comme s'ils étaient voués à l'impuissance. N'oublions pas que certains verront toujours un verre comme à moitié plein et d'autre à moitié vide. Suicide: Certains suicides, motivés par des considérations religieuses ou morales (échapper au déshonneur ou de ne pas être une charge pour autrui), s'apparentent à des sacrifices. Les autres plus fréquents, dictés par une affectivité très perturbée, correspondent à un comportement pathologique. Ils sont incapables de s'insérer harmonieusement dans la vie et de trouver un sens à leur existence, ou bien des personnes mélancoliques qui méditent depuis longtemps leur mort. On peut même trouver une disposition familiale au suicide, mais plutôt que d'y voir un hypothétique facteur héréditaire, on peut imaginer un conditionnement social, plus ou moins conscient, préparant le sujet à accepter de se donner la mort dans certaines conditions. |