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Le stress.

Aujourd’hui, ce terme a pris une connotation négative. Une bataille s’est enclenchée pour que nous ne soyons plus stressés : gestion du stress au travail, gestion du stress de ceux arrêtant de fumer, comment ne pas stresser vos enfants…..On apprend même aux femmes enceintes des techniques pour éviter de stresser le fœtus.

Pourtant, à vouloir nous enlever tout stress, on risque surtout de nous faire devenir des légumes. La raison en est simple. Si nous n’étions pas soumis au stress, nous ne pourrions pas vivre car c’est un des moteurs de nos actions et de nos réactions. Nous sommes chaque jour confrontés à des évènements, des situations, des rencontres. La sonnerie du réveil le matin est le premier stress de notre journée …et pas le dernier.

Dès que notre routine est « déstabilisée » (en positif ou en négatif), nous stressons. L’annonce d’une promotion au travail peut être vécue comme un défi à relever (stress positif) ou alors comme un fardeau de responsabilités qui annonce bien des problèmes (stress négatif)

Nous ressentons le stress par phases régulières (en général la journée), la nuit servant à nous reposer (et donc à déstresser). C’est à partir du moment où l’on ne peut plus revenir à des moments de calme et de sérénité, que le stress se transforme et devient nuisible à notre santé.

Les événements stressants s’enchaînent et on a l’impression de subir « tout de plein fouet » comme si le sort s’acharnait (les embouteillages du matin qui vous irritent, le patron qui vient pendant la journée encore dire que le travail n’est pas bien fait, les enfants qui braillent le soir quand vous rentrez du bureau, votre femme qui vous fait une scène, et vous n’arrivez plus à rester « zen »)  

Les conséquences du stress négatif prendront  des formes différentes selon nos personnalités : consommation d’alcool excessive, colères et irritabilités croissantes, insomnies…..jusqu’au moment où l’effet Burnout apparaît : c’est lorsque l’être humain ne peut plus rien supporter et qu’il va réagir à l’excès, en décrochant de la réalité : soit en tombant dans la dépression, soit la violence (exemple, le film « chute libre » avec Michael Douglas), soit en allant jusqu’au suicide (comme au Japon avec le syndrome du stress japonais). 

Le tout est de savoir faire la part des choses entre le bon stress et le mauvais stress, peu importe le type de situation rencontrée. Il faut en connaître la nature et interpréter les signaux émis par notre corps. Tout d’abord, le stress positif : il est provoqué par une hormone, l’adrénaline.

C’est elle qui nous stimule, nous fait penser plus vite et réagir au mieux de nos intérêts. On peut prendre deux exemples. Tout d’abord, le cas d’une jeune femme qui, lors d’une agression, a pu soulever son assaillant de 90 kilos et l’envoyer valser. Sans jamais avoir pris de cours de self défense….Elle ne pouvait pas fuir, donc montée d’adrénaline et réaction de survie.

Second exemple, quand on passe une session d’examen. La tension est extrême jusqu’à ce que l’on voit les questions du sujet. A ce moment là, l’adrénaline agit : on sait les réponses ou on les ignore mais en tous les cas, notre corps et notre cerveau vont agir au mieux de nos intérêts. Soit on se jettera sur la feuille pour rédiger les réponses, soit on prendra le temps d’essayer d’écrire quelque chose (même hors sujet) pour ne pas avoir 0/20.

Ensuite le stress négatif : au lieu de sécréter de l’adrénaline, notre corps va dégager de la noradrénaline.

Et là, le processus s’inverse : nous n’arrivons pas à penser de manière rapide et cohérente et la prise de décision est souvent mauvaise ou mal adaptée à la situation. Traductions physiques : bafouillages, perte de mémoire, phrases qui ne veulent rien dire, transpiration surabondante ou des réactions « brutes »  comme la violence immédiate ou même l’évanouissement. Lors d’un oral d’examen qui se passait mal, une étudiante a été tellement stressée de ne pas pouvoir « assurer » qu’elle en est tombée dans les pommes. Ce qu’il faut voir ici, c’est que même en cas de stress négatif, le corps va chercher la meilleure issue. Dans ce cas précis, la meilleure issue était de ne plus rien faire et surtout entendre pour que tout puisse s’arrêter.

En conclusion : joies, euphorie, grandes difficultés, problèmes routiniers mineurs sont causes de stress. Il faut veiller à intercaler entre des périodes de stress des moments à soi, de repos et de lâcher prise. Sport, relaxation, ballade dans les musées, musique : il faut pratiquer des activités qui permettent de nous déconnecter de la réalité afin que nous puissions nous « relancer » le lendemain. Nous sommes tous inégaux en matière de stress, c’est notre personnalité de fond qui va orienter nos réactions. Si vous êtes plutôt cartésien, analytique dans votre réflexion, vous réagirez plus sur le mode adrénaline. Si vous êtes « patachon », que le changement de vos habitudes ne vous plaît pas, vous serez éventuellement plus sujet à de la noradrénaline.

N’en demeure pas moins qu’une alimentation et une consommation d’alcool raisonnable et surtout le sommeil sont des facteurs permettant de minimiser le stress pour tous. 

Sur ce graphique, on peut constater que les compagnies d'assurance gèrent le risque lié au stress. Bons ou mauvais, tous les moments d'une vie génère du stress.